Votre situation · Licenciement
Bilan de compétences après un licenciement : à quoi ça sert, et quand ?
Après un licenciement, économique ou autre, un bilan de compétences a une utilité : choisir la suite au lieu de la subir. Faire le point, décider de rester dans votre métier ou d’en changer, et repartir avec un projet professionnel vérifié. Il est possible avant, pendant ou après la rupture, avec votre CPF ou dans le cadre d’un CSP ou d’un congé de reclassement. Le bon moment, c’est vous qui le choisissez.
Par Arnaud Baraër, coach carrière · Mis à jour le
Selon votre situation
- Licenciement annoncé : un bilan à votre initiative, avec votre CPF
- Contrat de sécurisation professionnelle (CSP) accepté : un bilan « si nécessaire », à voir avec votre conseiller référent
- Congé de reclassement : un bilan possible au début, payé par l’employeur
- Demandeur d’emploi, indemnisé ou non : votre CPF peut financer le bilan
L’essentiel
Le bilan de compétences après un licenciement, en trois points
- Il sert à choisir la suite : rester dans votre métier, changer d’environnement ou vous reconvertir, avec un projet vérifié.
- Le moment vous appartient : avant l’annonce, pendant la procédure ou après la rupture.
- Le contrat de sécurisation professionnelle (CSP) n’est prolongé que jusqu’au 31 décembre 2026 : à vérifier pour un licenciement en 2027.
Utilité
À quoi sert un bilan de compétences après un licenciement ?
Un licenciement pose une question : retrouver vite un travail proche du vôtre, ou changer ? Quand la réponse est évidente et que des offres existent, une recherche d’emploi ciblée peut suffire. Quand elle ne l’est pas, le bilan de compétences vous donne le temps et la méthode pour décider.
Une rupture subie peut aussi entamer la confiance, et surtout l’estime de soi. Le risque : reprendre le premier poste venu, ou tout changer sous le coup de l’émotion. Le bilan permet de reprendre appui sur ce que vous savez faire, sur ce que vous ne voulez plus revivre au travail, et de décider à partir de là. Bilan et reconversion vont souvent ensemble, mais pas toujours.
Ce que le bilan vous apporte
- Faire le point sur vos forces et faiblesses, vos compétences transférables et vos aspirations, au-delà du poste que vous quittez.
- Choisir une direction : votre métier dans une autre entreprise, un autre secteur, ou une reconversion professionnelle.
- Vérifier vos pistes sur le terrain, auprès de personnes qui exercent, avant d’engager une formation et son financement.
- Repartir avec un projet professionnel et un plan d’action, et un document de synthèse qui vous appartient.
Un bilan vous servirait-il, maintenant ?
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Le bon moment
À quel moment faire un bilan de compétences en cas de licenciement ?
« Je n’ai pas de réponse toute faite. Le bon moment, c’est quand cela vient de vous : par anticipation, juste après, ou après un temps de réflexion. C’est vous qui le décidez. »
Avant
Vous anticipez
Ce que ça apporte : décider à froid, pendant que vous êtes encore en emploi, avec votre CPF et le prestataire de votre choix.
Le point d’attention : mener un bilan en plus de votre travail demande de l’énergie.
Pendant
La procédure est en cours
Ce que ça apporte : votre contrat continue pendant le préavis, puis le CSP ou le congé de reclassement vous donnent un cadre, un accompagnement et du temps. Un bilan fait tôt oriente les formations à demander à votre conseiller.
Le point d’attention : ce temps est compté (12 mois pour le CSP), et l’annonce laisse parfois peu de disponibilité d’esprit au début : rien n’oblige à commencer tout de suite.
Après
Vous avez pris du recul
Ce que ça apporte : la réflexion continue après une pause. Si votre recherche d’emploi tourne en rond, le bilan peut révéler des pistes que vous n’aviez pas envisagées. Vous pouvez faire une demande de bilan à votre conseiller référent de France Travail.
Le point d’attention : votre CPF n’est pas alimenté pendant le chômage.
Encore en poste ?
Peut-on être licencié parce qu’on a fait un bilan de compétences ?
Non. Avant la rupture, le cadre légal du bilan vous protège : c’est une démarche légale. Le bilan « ne peut être réalisé qu’avec le consentement du travailleur », et le refus « ne constitue ni une faute ni un motif de licenciement » (Code du travail). Cette protection du salarié vaut aussi pendant la procédure.
L’employeur peut-il imposer un bilan ?
Non. Un bilan à l’initiative de l’employeur, dans le plan de développement des compétences, passe par une convention de bilan de compétences signée entre lui, vous et le prestataire de bilan, et c’est lui qui le paie. Vous avez 10 jours pour la signer ; ce droit au refus est sans conséquence.
Le bilan de compétences est-il confidentiel ?
- Oui : la confidentialité du bilan est inscrite dans la loi. Les résultats ne sont communiqués qu’avec votre accord écrit : le prestataire et son consultant sont tenus au secret professionnel.
- Avec votre CPF, hors temps de travail, l’employeur n’a pas à être informé. Pour un bilan en temps de travail, il faut l’accord de l’employeur (réponse sous 30 jours), et votre rémunération est maintenue.
Je l’ai vu en bilan
Il a commencé son bilan avant l’annonce
Commencer avant l’annonce, c’est arriver à la rupture avec un cap professionnel et un projet en cours, au lieu de la subir. Et si le licenciement tombe pendant le parcours, le bilan continue.

Le mot d’Arnaud
Arnaud Baraër, coach carrière et consultant en bilan de compétences
Il était cadre, il avait 50 ans. Son entreprise travaillait sur un marché dicté par les aides de l’État, avec une stabilité qui pouvait être précaire.
Il n’a pas attendu : il a lancé son bilan de compétences de lui-même, financé par son CPF. Le licenciement est tombé pendant le bilan, à l’été 2026.
Le bilan a d’abord été l’occasion de faire le point sur lui et sur son parcours, et de porter un autre regard sur sa situation. Au lieu de perdre confiance, et surtout estime de lui, il est reparti de l’avant, fort de ses aptitudes et de ses compétences.
Mon parcours · Arnaud Baraër
Licenciement économique
Où se place le bilan de compétences dans le CSP et le congé de reclassement ?
Pour un licenciement pour motif économique dans une entreprise de moins de 1 000 salariés, l’employeur doit vous proposer le contrat de sécurisation professionnelle (CSP). Vous avez 21 jours pour répondre. Si vous l’acceptez, votre contrat est rompu d’un commun accord, sans préavis, et un conseiller référent (de France Travail ou d’un opérateur privé) vous accompagne 12 mois, avec une allocation. À partir de 1 000 salariés, c’est le congé de reclassement, pris pendant le préavis. Dans les deux cas, le bilan de compétences n’est pas automatique : il en fait partie si votre situation le demande, et jamais sans votre accord. Délais, allocation et démarches : voir que faire après un licenciement économique. On vous propose plutôt une rupture conventionnelle ? Voyez licenciement économique ou rupture conventionnelle.
| Dispositif | Pour qui | Durée | Place du bilan | Financement du bilan |
|---|---|---|---|---|
| Contrat de sécurisation professionnelle (CSP) | Entreprise de moins de 1 000 salariés | 12 moisd’accompagnement, avec le même conseiller référent | « Si nécessaire », décidé avec votre conseiller après le pré-bilan | Inclus dans le CSP |
| Congé de reclassement | Entreprise de 1 000 salariés ou plus | 12 mois au plus, 24 en cas de reconversion | « Si nécessaire », au début du congé | L’employeur |
| Votre CPF seul | Tout licenciement | À votre rythme | À votre initiative | Votre CPF, 1 600 € au plus |
CSP et bilan de compétences : quatre mots à ne pas confondre
Le CSP
12 mois d’accompagnement avec un conseiller référent, et une allocation. Son « entretien de bilan » final fait le point sur le parcours : ce n’est pas un bilan de compétences.
Le pré-bilan
Le premier entretien avec votre conseiller référent, dans les 8 jours. C’est un entretien, pas un bilan de compétences.
Le plan de sécurisation professionnelle
Le document qui fixe le cadre de votre reclassement : votre projet et les actions retenues, dans le mois qui suit le pré-bilan.
Le bilan de compétences
Une prestation de formation continue de 24 heures au plus, menée par un prestataire extérieur. Dans le CSP, il est prévu « si nécessaire », d’un commun accord.
Le CSP, prolongé jusqu’au 31 décembre 2026
La convention du CSP est prolongée par avenant. Près de 100 000 personnes y ont adhéré en 2025. Si votre licenciement est engagé en 2027, vérifiez auprès de votre conseiller France Travail qu’elle a été reconduite.
Deux ans après leur adhésion, « 7 bénéficiaires du Contrat de sécurisation professionnelle sur 10 ont accédé à [un] emploi “durable” ».
Elise Drony et Florine Martin, Unédic, 21 avril 2026
Les démarches, et le choix de votre organisme
- Dans le cadre du CSP : demandez le bilan de compétences à votre conseiller référent dès le pré-bilan. Un bilan chez l’organisme de votre choix, avec votre CPF, est possible après accord de votre conseiller : vérifiez le financement avant de vous engager.
- En congé de reclassement : s’il est nécessaire, le bilan ouvre le congé. L’employeur le paie, et vous choisissez le prestataire.
- Après la rupture, avec votre CPF : vous choisissez librement un organisme certifié Qualiopi.
Financement
Comment financer son bilan de compétences après un licenciement ?
Pour le financement du bilan, votre compte personnel de formation reste acquis, quel que soit le motif de la rupture. Il prend en charge jusqu’à 1 600 €, si vous n’avez pas eu de bilan financé par des fonds publics ces 5 dernières années. Le coût du bilan de compétences varie selon les organismes ; pour le bilan YUMAN, voir le prix et le reste à charge. Si vos droits ne suffisent pas, France Travail peut les compléter.
Si le bilan débouche sur une formation, votre CPF et, en CSP, des aides réservées aux adhérents peuvent la financer : voir ce qui se passe après un bilan.
Une idée reçue sur les 3 000 €
Le licenciement économique n’ouvre pas de droit automatique à un abondement du CPF. Les 3 000 € versés par l’employeur concernent le salarié licencié après avoir refusé un accord de performance collective. Un plan de sauvegarde de l’emploi peut prévoir mieux : vérifiez le vôtre.
Le déroulé
Comment se déroule un bilan de compétences après un licenciement ?
Le bilan suit trois phases fixées par la loi, dans un accompagnement de 24 heures au plus, pour définir un projet professionnel, et si besoin un projet de formation. Chez YUMAN, la durée du bilan est d’environ 3 mois, avec un rythme qui s’adapte (voir plus bas).
| Étape | Durée | Ce qu’on y fait après un licenciement |
|---|---|---|
| Le bilan en entier | 24 hdont 10 h d’entretiens | Des séances individuelles, du travail personnel entre elles, et un point de suivi à 6 mois |
| Phase préliminaire | 1 h | Vos attentes, et ce que le licenciement a changé pour vous |
| Phase d’investigation | 8 h | Une introspection sur vos compétences professionnelles, vos valeurs et vos motivations, avec des tests de personnalité et des entretiens ; puis des alternatives professionnelles explorées sur le terrain |
| Phase de conclusion | 1 h | Le projet professionnel retenu, une formation si besoin, le plan d’action et le document de synthèse |
Bilan, CEP, outplacement : quelles différences ?
On confond souvent les différents types de bilans et d’accompagnements.
- Le conseil en évolution professionnelle (CEP) est gratuit : un conseiller en évolution professionnelle vous oriente, y compris vers une formation.
- L’outplacement ou la cellule de reclassement visent la recherche d’emploi (le cas des cadres).
- Le bilan de compétences construit un projet, dans un accompagnement personnalisé.
Le bilan YUMAN
Prendre le temps de décider, avec la même personne.
Toutes les séances se font avec Arnaud Baraër, dans un cadre bienveillant. Après un licenciement, le rythme se module selon vos besoins et le bon timing pour vous : plus soutenu si une échéance approche, plus espacé si vous avez besoin de recul. On commence par un appel de 30 minutes, pour voir ensemble où vous en êtes.
- 10 h d’entretiens individuels, dans un accompagnement de 24 h
- À distance, sur environ 3 mois
- 1 750 € · 150 € pour vous avec le CPF
- Organisme de formation certifié Qualiopi · point de suivi à 6 mois inclus
Ils ont fait leur bilan avec Arnaud
« Dans un moment particulièrement difficile sur le plan professionnel, Arnaud a fait preuve d’une écoute extrêmement bienveillante. Retour à une estime de moi-même, envie d’entreprendre avec enthousiasme. »
Nadia C.
« Son apport a été extrêmement précieux, pour traverser cette période en prenant le bon recul, puis pour me projeter dans l’étape d’après. Le champ des possibles est plus ouvert qu’on ne le pense. »
JP D.
Questions fréquentes
Vous ne savez pas par où commencer ? C’est une bonne question pour l’appel.
Qui peut faire un bilan de compétences après un licenciement ?
Tout salarié licencié et tout demandeur d’emploi, indemnisé ou non. La réglementation sur le bilan n’exige aucune ancienneté avec le CPF : les conditions de 5 ans d’activité ou de 45 ans venaient de l’ancien congé de bilan, supprimé en 2019.
J’ai déjà fait un bilan il y a moins de 5 ans : est-ce possible ?
Pas avec votre CPF si ce bilan a été financé par des fonds publics (OPCO, France Travail, Agefiph, Caisse des dépôts) au cours des 5 dernières années. Un bilan financé par vous-même reste possible.
Peut-on faire un bilan de compétences à distance ?
Oui. Le bilan YUMAN se fait à distance, en visio, et le présentiel reste possible selon le contexte pour un bilan de compétences près de Nantes.
Comment choisir un prestataire de bilan de compétences ?
Vous le choisissez librement ; l’employeur ne peut pas réaliser lui-même le bilan. Pour un financement par le CPF, l’organisme de formation doit être certifié Qualiopi. Demandez un échange ou une réunion d’information pour trouver une offre de bilan adaptée à votre situation.
Pour aller plus loin
- Le bilan de compétences YUMAN
- Licenciement économique : que faire après
- Le bilan avec le CPF
- Le bilan pour un cadre
- Se reconvertir à 50 ans
- Le prix du bilan
- Après le bilan : la suite
Sources : Code du travail, articles L6313-4, L1233-66, L1233-71 et R6323-3-2 ; service-public, fiches F3087, F3088, F13819, F10705, F12382 ; convention CSP et son avenant n° 11 ; France Travail (CSP, bilan) ; Unédic (2026, 2025). Consultés le 31/10/2026.
On regarde ensemble où vous en êtes.
1
On s’appelle
30 minutes en visio, sans engagement. Vous racontez votre situation.
2
On fait le point
Selon où vous en êtes, on voit ce qui a du sens pour vous.
3
Vous décidez
Librement, après l’appel, à votre rythme.
Gratuit · 30 min · sans engagement
